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à Questembert
C'est le second volet des problèmes d'insécurité que dénonce depuis plusieurs semaines une partie des habitants de Questembert qui est évoqué devant le tribunal, une semaine après un premier jugement impliquant déjà un des deux prévenus de ce mardi après-midi (Ouest-France du vendredi 2 mai). Cette fois, le 29 janvier dernier, le contrôle nocturne des gendarmes s'est mal passé sous les halles à Questembert. Sept jeunes y fêtaient un anniversaire avec force alcools. Les forces de l'ordre ont dû faire appel à des renforts car deux des jeunes ont fait acte d'outrages, de rébellion et de violence sur les gendarmes. Ils sont de plus poursuivis pour avoir enfreint un arrêté municipal interdisant de consommer de l'alcool sur la voie publique.
« Il n'est pas admissible que les gendarmes ne puissent pas faire leur travail face à des jeunes désoeuvrés et agressifs. Il a fallu qu'un médecin leur fasse une piqûre pour les calmer », lance la représentante du ministère public qui demande pour les deux six mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve durant deux ans. « On parle de bande mais on fait d'un seul un véritable bouc émissaire. On n'est pas dans la délinquance mais dans les conséquences de l'oisiveté et des difficultés sociales », répond Me Arnaud de Franciosi pour la défense. Le tribunal décide de les condamner tous les deux sans distinction à trois mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve durant deux ans ; ils devront de plus payer une amende de 100 € pour ivresse publique. Le tribunal leur interdit l'accès aux halles de Questembert.
Rodéo sans permis à Damgan
Les deux jeunes prévenus muzillacais sont peu loquaces, visiblement penauds du comportement qu'ils ont eu le 5 août dernier, vers minuit, sur le parking du centre d'attractions Lunapark à Damgan. L'un a prêté sa voiture à l'autre qui n'avait pas de permis pour y effectuer du rodéo au milieu des visiteurs qui sortaient du parc. Appelés « burns », ces tours particulièrement dangereux se sont achevés par le télescopage de deux voitures en stationnement et des blessures pour deux spectateurs touchés l'un par la projection d'une des deux voitures percutées et l'autre par l'arrachage d'une chaîne. « Il aurait pu y avoir des morts », témoigne la propriétaire d'une des automobiles mises hors d'usage.
« C'est de l'inconscience », lance la présidente du tribunal. « Après avoir fait des tours d'autos tamponneuses à la fête foraine, ils sont passés à la grandeur nature. Ils sont immatures », appuie la vice-procureure de la République. Trois mois de prison avec sursis et l'interdiction de passer le permis avant un an : c'est la peine infligée au chauffard qui doit aussi payer 1 750 € à la victime dont la voiture a été détruite. Six mois de suspension du permis : c'est la peine à laquelle est condamné celui qui a prêté sa voiture.
Elle fonce sur les gendarmes
La présidente du tribunal a du mal à comprendre pourquoi cette automobiliste ne s'est pas arrêtée à un contrôle nocturne des gendarmes à Saint-Avé, le 26 décembre dernier. La présence d'alcool est alors ouvertement évoquée. « Je n'avais pas bu, je sortais de la crêperie que je tiens. Je n'avais rien à me reprocher », explique la prévenue, âgée de 40 ans. « C'est un moment d'égarement. Elle a paniqué car elle était préoccupée par des soucis personnels. Il n'y a pas eu de blessés chez les gendarmes », renchérit son avocat Me Marc Dumont.
Pour le ministère public, « la conductrice a foncé sur les gendarmes qui n'ont dû leur salut qu'en sautant sur le bas-côté de la route ». Et de demander une peine d'un mois de prison avec sursis et une suspension du permis de conduire pendant un an. Le tribunal condamne l'automobiliste à deux mois de prison avec sursis et son permis est suspendu pour une durée de six mois.
Rebelle en étant menotté
Retrouvé assoupi et ivre dans sa voiture accidentée à Pénestin le 7 juillet 2007, un automobiliste avait été conduit à la gendarmerie de Damgan par les forces de l'ordre. Pendant son transfert, prétextant qu'il avait besoin d'uriner, il avait tenté de fuir alors qu'il était menotté. Il avait été rattrapé après une course-poursuite d'une trentaine de mètres en pleine nuit (Ouest-France du 12 mars).
Hier dans son jugement, le tribunal a relaxé le prévenu des violences sur les gendarmes qu'il aurait commises lors de cette fuite, mais il a été reconnu coupable pour la rébellion, la conduite alcoolique et le défaut de maîtrise de sa voiture. Il est condamné à trois mois de prison avec sursis, à dix mois de suspension de son permis de conduire et à une amende de 150 €.
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