(Vidéo : Live @ Marseille - J'irai au Paradis)
Vous vous souvenez, vous vous rappelez - 2004. L'album Crève-Coeur. Avec ce disque réalisé par
Frédéric Lo, Daniel Darc, beautiful loser, bénéficiait d'une reconnaissance publique et professionnelle
tardive. Car Daniel darc est un artiste rare, ne serait-ce qu'au sens strict : en 25 ans, l'ex leader de Taxi Girl n'avait sorti que deux albums solos, une poignée de single, tous enterrés.
Ce n'est pas sans ironie que Crève Coeur fut élu album révélation aux Victoires de la musique... Révélation - Il est vrai que c'est toute une nouvelle génération qui découvrait celui qui fut l'un des acteurs principaux du tout début des années 80 ayant troqué un statut de star pour devenir une sorte d'icône souterraine. Un survivant.
Trois ans après Crève Coeur, il vient d'écrire la suite avec un nouvel album à vif : AMOURS SUPREMES.
Certes, on est loin du jeune dandy post moderne de Taxi girl brillant de ses excès. Il a aujourd'hui l'Humilité celle du coeur, un coeur tatoué, écartelé entre assurance de feu et inaptitude à tout ce que la psychiatrie définit comme " social"
Alors bien sûr, on peut insister sur la fragilité, sur le désespoir, sur les ombres qui « pèsent et écartèlent » Daniel, mais finalement il semble plus juste de retenir quelque chose qui a à voir avec le refus de céder. Et qu’on ne parle pas d’assagissement. Bien souvent ça prend des allures ou d’avachissement ou de contrition.
Daniel darc rédimé - Ca n'a guère de sens. Insoumis. Si loin si proche, bien sûr. Pour toujours. Par nature. Rebel without A Cause -