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« Je voulais une solution de bon sens avec les membres du jury. J'ai alors refusé de quitter le podium et le président m'a poussé. Je ne l'ai pas giflé, je l'ai repoussé. La secrétaire a alors pris peur et m'a donné des coups de pied dans les jambes. Elle était dans une hystérie totale. J'ai failli tomber du podium et en s'accrochant je l'ai entraînée dans ma chute », explique le prévenu, âgé de 43 ans, niant toute violence pour laquelle il est poursuivi. Car si le président n'a pas été blessé, la secrétaire a eu une vertèbre fracturée et a bénéficié d'un arrêt de travail de 65 jours. « Il m'a giflé quand je lui ai dit de quitter le podium », assure le président. « Il était très énervé, il m'a fait tomber du podium en me traînant par le bras », précise la secrétaire.
Devant le tribunal, prévenu et victimes fournissent chacun un témoin, mais les deux versions continuent de s'opposer. Pour l'avocat de la secrétaire qui réclame 11 000 € de dommages, « l'état alcoolisé du propriétaire de chevaux n'est pas étranger à cette agression. Il est coutumier de ce genre de faits lors des concours hippiques. Vu les gabarits, il inverse les rôles dans cette violence. » La loi sur la violence dans le domaine sportif ayant été votée après les faits, le prévenu échappe à une exclusion de toute compétition hippique comme l'aurait souhaité le président du jury.
« Le contentieux entre le président du jury et le propriétaire de chevaux est ancien : il dure depuis un précédent concours. Tous les deux habitent la même commune de Languidic et se connaissent. Le président aurait pu être compréhensif par rapport à cette absence de papiers, c'est ce qui a entraîné cette tension et cette violence partagée », plaide l'avocat du prévenu.
Le ministère public réclame une lourde amende à l'encontre du propriétaire de chevaux. Le jugement est mis en délibéré au 11 juin.