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A Brest, il y a 15 jours, Grégory Thil et les Boulonnais avaient fait plier les Brestois de Kantari. : Jérôme FouquetOn a tout simplement une meilleure équipe que l'an dernier. On a effectué un recrutement intéressant, avec notamment l'arrivée de Yoann Lachor (sans club après son départ de Sedan) derrière, qui apporte beaucoup d'expérience et de sérénité, mais aussi de qualité technique. C'est très important, parce que l'animation offensive part des défenseurs et de la première passe. Il y a aussi Antoine Devaux (Le Havre) au milieu et Jérémy Blayac (Cannes) devant... À chaque ligne, il y a eu des recrues intéressantes. Et comme les joueurs de la saison dernière ont également pris une année d'expérience en plus, l'équipe est plus homogène et plus solide. On a la meilleure défense de Ligue 2 (4 buts encaissés en 9 journées), ce qui permet de voyager sereinement, et on est efficace pour l'instant (13 buts inscrits). Il faut voir ce que cela donnera sur la durée, mais on est plus compétitif que la saison dernière.
La saison passée justement, Boulogne avait assuré son maintien durant les arrêts de jeu de l'ultime rencontre, en battant Niort (1-0). Quelle incidence a eu sur le groupe ce « sauvetage » inespéré ?
Cela a renforcé les liens qui existaient déjà entre les joueurs, en terme de valeurs comme la solidarité et la combativité. Il ne faut jamais rien lâcher et tout peut arriver dans le foot. À une minute près, on était en National. C'est quand même un truc de fou... Ça nous a souri, mais on va tout donner pour ne pas revivre ce genre de situation. On ne doit plus jouer sur un seul match toute une saison, et parfois même une carrière.
À propos de carrière, vos statistiques personnelles ont suscité des convoitises à l'intersaison, à tel point que l'on est même un peu surpris de vous retrouver aujourd'hui sous le maillot de Boulogne...
Déjà, j'ai quatre ans de contrat ici. Et dans un transfert, il y a plusieurs paramètres à gérer. Il faut qu'on vous laisse partir, qu'il y ait un club demandeur et que le joueur y trouve aussi son compte. C'est vrai qu'à un moment, j'avais dit que c'était peut-être le moment de partir pour moi après trois belles saisons à Boulogne. Mais l'opportunité ne s'est pas réellement présentée (des contacts avaient notamment été noués avec Lens, Strasbourg et Le Havre). J'avais un peu peur qu'une certaine lassitude s'installe. Ça n'a pas été le cas, le recrutement a été réussi et je suis très heureux d'être ici aujourd'hui.
Et l'avenir immédiat, c'est donc ce rendez-vous de vendredi à Vannes. Comment l'appréhendez-vous ?
Je m'attends à un match très compliqué, peut-être même l'un des plus difficiles depuis le début de saison. Car Vannes est une équipe très compétitive, qui réalise un excellent parcours aussi bien en championnat qu'en coupe. Je suis ses résultats et franchement je suis bluffé. Même si je connais la qualité des joueurs vannetais et de leur style de jeu, je suis vraiment impressionné par leur réussite. C'est pour ça que de notre côté, il faudra rester concentré et vigilant. Si on se relâche, on prendra des gifles. Le Voc est un adversaire dangereux !
Même si c'est un adversaire qui vous a plutôt réussi par le passé.
L'année de notre montée (saison 2006-2007), on les avait battus deux fois. Dont un 2-0 à la Rabine pour le dernier match de Christophe Le Roux. Ça reste donc un bon souvenir d'autant que j'avais réalisé le doublé. Même si je ne me fais pas trop d'illusions, j'aimerais connaître la même réussite vendredi.