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À Kercourse, jeudi après-midi, Martin Hirsch (à gauche) a pu notamment discuter avec des personnes en atelier d'insertion Rénovation logement à l'Amisep. « Vous vous sentez prêts? »
La question de l'après préoccupe beaucoup les stagiaires. « En décembre, à la fin du stage, on ne sait pas ce qu'on, va devenir », lâche l'un des participants à l'atelier en contrat avenir. « L'après se prépare avant », rappelle un encadrant. Les stagiaires valident leurs compétences à l'Afpa et se préparent à la recherche d'un emploi. Un essai d'une ou deux semaines en milieu du travail leur permet de se tester en cours de stage. Celui-ci débouchera pour certains sur l'emploi direct ou une formation. Pour les autres... « Vous vous sentez prêts ? » questionne Martin Hirsch. « Pendant les vacances, j'ai travaillé comme ouvrier de nettoyage dans une entreprise du Prat Avon Polymères. Je vais peut-être continuer là-dedans », précise Stéphane qui reste pourtant tenté par un CAP de rénovation intérieure de bâtiments. Mais le fait de devoir vivre, au moins six mois, avec de plus faibles revenus ne le motive pas à se former. « À 35 ans, on a des besoins autres que ceux d'un jeune. » Gotcha pense être embauché comme peintre en bâtiment et Cyrille travailler comme carreleur.
Quelle issue après le stage ?
« Et si, fin décembre, vous n'avez pas trouvé, qu'est-ce qui se passe ? », insiste Martin Hirsch. « C'est le retour dans le service commun de l'ANPE », résume une professionnelle du travail social. Façon adoucie de dire qu'ils se retrouveront au chômage.
C'est ce retour à la case départ que veut éviter le représentant du gouvernement. « Il faudrait que le contrat d'insertion permette à l'employeur de faire varier la durée d'un stage (et de l'horaire fixé à 26 heures) de le prolonger, le cas échéant, pour faire la jointure avec un boulot. » La perspective de disposer d'instruments aux règles plus souples est séduisante. « Oui à des adaptations mais attention à ce que la période de stage ne s'éternise pas », met en garde Julie Maigré, ancienne animatrice logement à l'Amisep qui croit à la nécessité d'un cadre défini et accepté, au préalable, par les deux parties (employeur et stagiaire) « Est-ce que ce qui n'a pu se faire en neuf mois se fera en douze ? » « Ce sont les encadrants qui savent le mieux ce qui est le plus profitable », admet Martin Hirsch « Mais il ne faut pas que des règles trop contraignantes gênent l'individualisation du travail. »
Jean-Charles MICHEL.
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