Intervilles : les Vannetais voient la vie en rouge
Démarré au soleil couchant, Intervilles s'est achevé tard dans la nuit. Un spectacle féerique sous les illuminations. : Photos Thomas Brigardis
Les Vannetais ont remporté la compétition hier soir contre Saint-Quentin 14 à 8.Ambiance dans les coulisses, avec les compétiteurs.
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Dans les gradins c'est la folie. Mais « backstage » l'heure est au calme et à la sérénité. À quelques minutes du lancement, les joueurs sont tranquilles, absolument pas stressés. Près d'eux, les Saint-Quentinois se préparent doucement aussi. Et quand débute l'émission, la concentration est de rigueur. Au loin, la foule est déjà en liesse.
Seuls des bacs de costumes séparent les deux équipes, chacune scotchée à la télévision prêtée pour l'occasion. Mais quand les premiers jeux démarrent, c'est la folie qui commence. « La pression monte là ! Ça monte bien ! », lance l'un des candidats en sautillant sur place pour calmer son stress. « Non non vraiment on ne stresse pas, c'est plus de la pression ! ». Au rythme des jeux, les candidats partent et reviennent, félicités par le reste de l'équipe. Les dernières recommandations sont lancées par les capitaines : « Échauffez-vous ! On ne vous le dit pas assez ! N'allez pas vous casser ! ». Stéphane, Michel et Pascal, toujours là en cas de besoin, toujours à motiver les troupes.Les candidats reviennent des jeux parfois blessés. L'un d'entre eux arrive tout juste de la pêche aux huîtres. Il a dû passer dans l'arène où une certaine vachette l'attendait, pour ensuite donner les coquillages à une mouette suspendue. De retour il raconte : « Non mais la vachette elle a failli m'écorcher ! Les gars, j'ai compris, faut pas regarder ! Juste foncer ! ». Ces conseils n'ont pas l'air de convaincre certains de ses collègues qui ressentent la pression monter de plus en plus.
Devant la télé, les esprits s'échauffent. Quand Vannes gagne, l'équipe hurle, saute de joie, encourage fort un coéquipier, espérant sûrement que les cris traverseront l'écran. Ça et là, on entend des « Roule ! », « Vas-y fonce » ou des « Faut que j'arrête de regarder cette télé, ça me fait encore plus stresser ! ».
Les jeux passent à toute vitesse : les chevaliers, la pêche aux huîtres, les enfants... Les chants de victoires montent chez les rouges. « Bien joué ! »
Ouest-France