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Jean-Yves Gouabault, Marie-Agnès Le Juge et Jean-Claude Couot. : Archives Ouest-France Franck DubrayUn astérisque en bout de ligne
Une autre affaire reste dans les esprits des défenseurs du consommateur. Il s'agit d'un homme qui fait traiter la charpente à dominante métallique de sa maison ! Pour payer le traitement, il a dû faire un prêt qu'il a du mal à rembourser. « Et il fait donc un deuxième prêt pour rembourser le premier » explique Marie-Agnès Le Juge, bénévole de l'UFC. « Il avait le sentiment d'avoir fait une bêtise. Il avait honte d'en parler à son fils. Résultat, il s'est retrouvé avec un dossier de surendettement. »
Même les chèques de banque, à la réputation immaculée, ne sont plus sûrs. Ainsi cette histoire d'Anglais qui achète avec un chèque de banque un camping-car à une Morbihannaise. Celle-ci encaisse le chèque. Son compte, est crédité, mais elle ne fait pas attention à un astérisque en bout de ligne. L'acheteur se rétracte. Le rapatriement du fourgon serait trop cher.
Il lui propose un accord : « Mettons la somme fictive d'achat de 20 000 € pour simplifier » résume Marie-Agnès Le Juge. « L'Anglais lui dit qu'il lui fait cadeau de 2 000 € pour son dédit et que la vendeuse lui rende donc 18 000 €. C'est imparable. » Elle rembourse l'acheteur. Et s'aperçoit ensuite que le chèque n'a pas été réellement crédité. « Alors que la banque aurait dû vérifier le chèque. En outre le banquier assure que l'astérisque en face la somme créditée indiquait « sous réserve de... »
Dernier exemple de dossier « tordu » : un couple de personnes âgées est « invité » à une démonstration de vente de services de vaisselle en porcelaine.
Trois heures à palabrer
Ca se passe à 300 personnes sous un chapiteau en plein été. L'ensemble porcelaine vaut entre 3 000 à 4 000 €. « Au bout de trois heures debout à palabrer, le monsieur a signé. Mais juste à ce moment-là, la dame a fait un malaise si bien que la vente n'a pas eu lieu. Ces gens étaient si angoissés qu'ils sont venus nous voir. Culpabilisés, ils avaient peur qu'on leur réclame encore quelque chose. »
Christian GOUEROU.
Créé à l'initiative de Daniel Leprince en 1978, L'UFC Que Choisir du Morbihan fête son trentenaire ce dimanche à Lorient au palais des congrès à 17 h. Elle compte 1 000 adhérents et 3 000 abonnés à son journal en Morbihan. Pour tout renseignement complémentaire, tél. 02 97 84 74 24.