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« Il était 20 h, il faisait nuit et la chaussée était humide. Je rentrais chez moi, je n'avais pas conscience de mon état alcoolique. A la sortie d'un tournant, j'ai été ébloui par les phares de la voiture arrivant en sens inverse. Je ne roulais pas vite. J'ai freiné et je me suis déporté sur la gauche. » Effondré à la barre du tribunal, ce ferronnier d'art, âgé de 36 ans et demeurant à Saint-Dolay, ne s'est toujours remis de cet accident. « Il est aujourd'hui incapable de reprendre un volant, il n'a plus de vie sociale », précise son avocat Me Marc Dumont.
Dans la salle, la famille et les amis de la victime ne peuvent cacher leur peine. L'ambiance est lourde, très lourde. « La vie de cette famille est bouleversée par cet accident violent et douloureux. Les circonstances et les explications de cet automobiliste ne sont pas claires. Il ne remet pas en cause sa consommation d'alcool », plaide l'avocate de la partie civile.
« Oui il y avait de l'alcool. Mais il y a aussi d'autres causes. La victime ne portait pas de ceinture de sécurité. Le conducteur a été ébloui, la chaussée était glissante et, en freinant, il s'est déporté sur la gauche », répond le défenseur du prévenu.
Pour le procureur Guy Chassot, « cet accident présente des circonstances ordinaires s'il n'y avait cette forte alcoolisation et des conséquences graves. La prévention échouant en matière de lutte contre l'alcoolisme, il reste alors la répression sous la forme d'un verdict exemplaire. » Et de demander une peine de deux ans de prison ferme et l'annulation du permis pendant trois ans.
Le tribunal a condamné Erwann Cousin à un an de prison ferme et son permis est annulé avec interdiction de le repasser avant trois ans.