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Seuls les promeneurs du matin ont eu la chance de voir d'assez près la baleine morte, un rorqual mâle de 17,40 m de long, échoué sur la plage, entre Landrezac et Suscinio à Sarzeau. L'après-midi, lors du découpage, l'accès était totalement bloqué pour des raisons sanitaires. Deuxième fois en un mois
Dès la fin de matinée, engins et camions ont déboulé sur la plage. Déjà intervenue à Damgan, l'entreprise de transport STLM, basée à Pluneret, chargée de dépecer le mammifère et d'acheminer les morceaux du cadavre à l'usine d'équarrissage à Guer, est presque habituée à cette opération hors du commun. Un filin a cassé lorsque l'animal a été soulevé. La baleine a été tirée sur une bâche par deux pelleteuses sur 250 mètres, avant d'être découpée en début d'après-midi. Océanopolis a d'abord effectué des prélèvements pour déterminer les causes de la mort.
Pendant le découpage, pas question de s'approcher du monstre marin. « Avec le vent, des bactéries peuvent être projetées. Les baleines peuvent transmettre la brucellose, une maladie que l'on retrouve chez les dauphins. On ne connaît que trois cas de transmission à l'homme », expliquait Hélène Peltier.
Le découpage de l'animal s'est achevé vers 18 h 30. Restait ensuite à nettoyer la plage. Après Damgan, le 16 août dernier, c'est la deuxième fois en un mois qu'une baleine morte s'échoue sur la côte morbihannaise, « un spécimen adulte de la même taille », indiquait Patrick Camus, d'Ifremer. Les deux animaux sont de l'espèce la plus commune, les rorquals. « On peut fréquemment les observer au large de nos côtes », expliquait Hélène Peltier, du centre de recherches des mammifères marins de La Rochelle, présente hier.
Ces deux baleines amaigries sont mortes vraisemblablement de maladie. Celle de Damgan était couverte de parasites au niveau des reins. « Entre 500 et 1 000 cétacés s'échouent chaque année sur les côtes françaises, dont quatre à cinq baleines, qui meurent naturellement ou de maladie, ou aussi à la suite d'une collision avec un navire. C'est rare que cela arrive deux fois comme cela dans la même région. Là, la tempête a amené le cadavre sur la côte ».
Nathalie JAY.