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Dans les années 60, Muriel, François et René, amis d'enfance trafiquaient des fourrures à Marseille. Après un cambriolage dramatique, ils cessèrent de se voir. Leur bande se reforme alors que le fils de Muriel est enlevé.
De son Voyage en Arménie, Robert Guédiguian n'a pas ramené que son précédent long-métrage. Il a aussi adopté un proverbe local. Un précepte de sagesse selon lequel «la vengeance est comme une mouche qui s'écrase contre la fenêtre alors que la porte est ouverte.»
Démonstration est faite par le destin de Muriel. Elle est aujourd'hui une commerçante bien installée dans une bijouterie du centre d'Aix-en-Provence. Sa vie a toutes les apparences de la tranquillité, jusqu'au jour où son fils adolescent est enlevé. Elle ne le retrouvera que contre versement d'une rançon.
Pour parvenir à réunir la somme demandée, elle sollicite le secours de deux amis d'enfance. François tient un petit commerce de location de scooters de mer et René tient une boîte de nuit. Dans une autre vie, celle de leur adolescence rythmée par les Rolling Stones quand ils chantaient Lady Jane, ils furent des révoltés aux idées généreuses. Ils se souviennent du plus spectaculaire de leurs « hauts-faits »: l'enlèvement d'un camion chargé de fourures qu'ils avaient distribuées aux ouvrières de leur quartier populaire. Mais un de leurs cambriolages s'était achevé sur un meurtre.
Un film pour tous ceux qui croyaient encore que Robert Guédiguian est seulement le cinéaste pittoresque de son quartier marseillais de l'Estaque, une sorte d'héritier du monde de Pagnol s'activant à entretenir la tradition de la faconde provençale. Mais son oeuvre n'a jamais été aussi noire que tout au long de ce récit à cheval entre le thriller et le drame. La grisaille, déjà, vient de la ville saisie dans des couleurs sombres et mornes qu'aucune lueur d'espoir ne vient jamais éclairer. Et il y a la noirceur d'un propos réaliste, ou désanchanté, sur les rapports humains.
Les retrouvailles de ces trois personnages deviennent un douloureux règlement de comptes. La solidarité, l'amitié, la confiance qui étaient censées fonder leur complicité explosent face aux notions de trahison, de rancune, de manoeuvre. On voit une superbe Ariane Ascaride perdre peu à peu de son assurance et de sa maîtrise alors que le penaud Jean-Pïerre Darroussin sombre dans le désespoir et la tragédie. Le solide Gérard Meylan quant à lui reste toujours maître de son destin, calé dans sa vision pragmatique de l'existence. Son regard rejoint celui du cinéaste, qui semble avoir perdu ses illusions.
herber andre, goven : "LE COTE SOMBRE DE GUEDIGUIAN"
c'est un film noir avec toujours les memes acteurs (meylan excellent) c'est un polar prenant
je retrouve l'ambiance des livres de feu jean claude izzo, la vie qui passe, la mort qui rode, la violence, la vengeance, l'amitié, c'est bien tourné, sobre A VOIR (25/05/2008)
brigitte chouard, nantes : "lady jane"
Guédiguian, c'est épatant!!!
c'est un film sur "l'embourgeoisement" qui nous guette insidieusement à la cinquantaine et sur la "vieillesse" qui nous guette aussi insidieusement, c'est un polar avec tous les ingrédients du genre et Darroussin est excellent, comme d'habitude, mais là en loser magnifique, il crève l'écran , Ariane Ascaride et Meylan sont également parfaits, une noirceur mais une noirceur nécessaire. (30/04/2008)
Nicole, LE MANS : "Trop noir"
trop violent, trop désespéré.
Les acteurs habituels sont toujours excellents mais franchement, on ressort de la salle avec l'angoisse aux tripes. (13/04/2008)
lecoeuvre begonia , millonfosse : "Un film efficace"
Un bon film de gangsters à la française dont le sujet est la vengeance . Interprétation tout de même juste des comédiens . (12/04/2008)
lombardo max, : "A déjà fait mieux!"
Pas crédible, pas assez resséré pour un film "de genre" Bref, j'attendais mieux du dernier opus de Robert Guédiguian (12/04/2008)