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Le cardinal Philippe Barbarin est archevêque de Lyon depuis 2002. : Archives Ouest-FranceLe Pape accomplit la mission confiée jadis à Pierre par le Seigneur : « Toi, affermis tes frères. » Benoît XVI a choisi comme thème, cette année, la parole de Jésus : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit, et vous serez mes témoins... » Son enseignement a donc porté sur le Saint Esprit et la confirmation. Plus la foi des jeunes sera fortifiée, mieux ils sauront la transmettre.
À Sainte-Anne-d'Auray, Jean-Paul II avait placé sa visite sur le thème de la famille. Cette valeur est-elle le véritable socle de notre société ?
À toutes les époques, on constate que la famille est un lieu essentiel et fragile, où se vivent nos plus grandes joies et aussi de nombreuses souffrances. Elle a besoin d'être protégée et encouragée. Dans le livre récent qui présente la Doctrine sociale de l'Église, le premier chapitre est consacré à La famille, cellule vitale de la société.
Vous arrivez sur une terre où la foi s'exprime souvent en breton. Y a-t-il une contradiction entre le message universel de l'Église et les particularités régionales ?
Non, dans le projet de Dieu, le particulier et l'universel ne s'opposent pas. La lumière de la Révélation vient imprégner toutes les cultures. Et l'on voit ce qu'apporte à l'Église entière la lecture de la Bible ou la liturgie des chrétiens de l'Inde ou de Madagascar. Il est donc normal et souhaitable que la foi ne s'exprime pas de la même manière chez les Bretons que chez les Alsaciens !
Le Grand Pardon de Sainte-Anne-d'Auray attire généralement entre 20 000 et 30 000 pèlerins. Qu'allez-vous dire aux fidèles ainsi réunis ?
Qu'ils sont bénis d'être fidèles à cette tradition ! Ils quittent leur maison et font dix ou deux cents kilomètres, pour se mêler à la foule des enfants de Dieu dans ce sanctuaire. Le pèlerinage, c'est un beau résumé de notre vie : un jour, nous quitterons tout, et nous savons que nous sommes attendus dans la Maison de Dieu. Notre but est d'être prêts pour cet ultime rendez-vous d'amour, d'arriver saint dans le lieu saint. C'est pour cela que les gens aiment se confesser durant un pèlerinage. Beau temps ou pluie, fatigue, inconfort de la foule... Nous sommes heureux d'avancer comme des pauvres. Aucun obstacle n'arrête ceux qui, par attachement au Christ, viennent rendre hommage à la « grand-mère des Bretons ».
Propos recueillis par
Gildas JAFFRÉ.