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Samedi et dimanche, les Ladies accueilleront les visiteurs en costume Belle Époque. Elles ne manqueront pas d'évoquer le charme qu'elles trouvent à conduire une voiture de collection. Ces deux Morbihannaises, propriétaires respectivement d'une Morris minor traveller et d'une Morris minor pick-up, ont même initié la Balade des Ladies, une promenade annuelle entre femmes passionnées de véhicules anciens. Sur proposition du parc des expos, elles ont investi une partie du chapiteau du salon de l'auto avec trois vénérables anglaises, une 2 CV de 1970, une Coccinelle cabriolet de 1972, lesquelles voisinent avec la 102 Peugeot de la brasserie Edgar.
Si les femmes n'ont pas attendu la direction assistée pour conduire, les Ladies n'ont pas attendu la permission de leurs maris pour se mettre au volant des belles d'antan. « Notre revendication n'est pas féministe, sourient les deux amies. C'est simplement qu'on ne voit pas au nom de quoi cette passion ne pourrait pas être partagée entre homme et femme. »
En l'occurrence, l'achat d'une voiture de collection est souvent l'histoire d'un attrait commun au sein d'un couple. Ainsi, Liliane Toumelin est-elle allée chercher sa Minor traveller en Angleterre avec Monsieur. « On aime bien l'Angleterre et comme on avait jeté notre dévolu sur ce modèle, on est allé le chercher là-bas. On savait qu'on en trouverait une en bon état. »
Avec ses formes rondes, son look définitivement rétro, son armature en bois, Liliane lui trouve un charme fou. Conduite à droite comprise. « Je ne sais pas s'il y a un plaisir féminin à conduire une voiture de collection. Ce que je sais, c'est que je la pilote plus en douceur que ma voiture contemporaine. D'ailleurs, gare à la réaction de Monsieur, si on fait craquer la boite de vitesse », s'amuse Liliane. « J'aime assez cette différence d'avec les voitures modernes, renchérit Marie Sevellec. On n'est pas dans la performance, on est dans le charme du décalage, on écoute les mécaniques aussi. Une vieille voiture, c'est plein de poésie. »
Parole de conductrices qui ont aussi le sentiment de préserver un patrimoine. « En France, la Morris parlera peu aux gens, mais en Angleterre, c'était une voiture populaire, l'équivalent de la 4 L ou 2 CV, sur laquelle toute une génération de conducteurs a passé son permis. » Tout le week-end, quatre des Ladies de l'Association des véhicules à moteur se tiendront sur le stand. Et gare aux machos qui voudraient leur en remontrer question science automobile. Elles aussi carburent à la passion des vieilles bielles.
Pratique. 16e édition du salon de l'auto, trente-trois marques représentées sur 8 500 m2 d'exposition (deux halls de Chorus et un grand chapiteau), samedi et dimanche de 10 h à 19 h, 5 €, restauration possible sur place.