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Cours de secourisme avec le caporal-chef Rodolphe Guadaloupi. Accident de VTT, conduite à tenir, PLS (position latérale de sécurité), message par téléphone aux pompiers : une formation utile pour les jeunes qui se sont portés volontaires. Dur dur les congés d'été : lever à 5 h 45, ordre serré en chantant « Jeune chef », chambres au confort un peu spartiate. Ce n'est pas le village de vacances de Palavas-les-Flots. Pas non plus les aventuriers de Koh-Lantah. Ici, l'île de la tentation, c'est le camp d'entraînement de Meucon.
Et pas de plage à l'horizon, mais le parcours d'obstacle avec sa terrible « planchette irlandaise » et sa fosse. Pas d'esquimau glacé non plus : sur le terrain, le régime alimentaire passe par la ration de combat.
« Le goût de l'effort »
Pas tous les jours marrant, parce que c'est difficile : il y a même une marche de 10 à 15 km. Mais c'est la vie au quotidien de l'armée de terre, et c'est précisément ce que les jeunes sont venus chercher. « Parce que lorsque c'est difficile, on trouve de l'esprit d'équipe, de la cohésion », explique Corinne Lejeune, 28 ans, l'une des cinq filles du stage. Cette étudiante titulaire d'une maîtrise de géographie obtenue à l'université de Tours, rêve de Saint-Cyr. Elle parle d'une « découverte du milieu militaire ».
Au bout, s'ils tiennent le coup, les élèves décrocheront le brevet « PMS » (« préparation militaire supérieure »), qui leur sera remis le 1er août. D'ici là, il va falloir faire preuve de volonté, d'énergie. Se lever tôt, chausser les rangers et le treillis, passer quelques nuits sur le terrain d'exercice. « C'est ce que je préfère, la tactique et les exercices de combat ».
Cours de secourisme
Alors que la plupart des compagnies professionnelles ont mis le cap sur les grandes vacances, les jeunes stagiaires bossent.
Au menu : cours de secourisme avec le caporal-chef Rodolphe Guadaloupi. Accident de VTT, conduite à tenir, PLS (position latérale de sécurité), message par téléphone aux pompiers. « Vous savez, ce stage, c'est pour nous une occasion privilégiée de vivre au contact de la jeune génération », explique l'adjudant Pessamino Vaintanaki. Un « vieux » guerrier qui a passé 31 ans dans l'active, originaire de Wallis et Futuna. « La première chose qu'on leur enseigne ici, c'est le goût de l'effort, la discipline ». La confiance est de rigueur : les cadres militaires, réservistes pour la plupart, font partager aux jeunes leur expérience.
Alors que l'on colle souvent sur le dos des jeunes un gros poil dans la main, Marc Antoine, 20 ans, titulaire d'un bac STG cette année, casse cette image et ajoute : « je le fais parce que j'ai envie de rendre service à mon pays ».
Éric de GRANDMAISON.