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Marcel Le Pallec est le seul rescapé connu à ce jour du massacre du Cloître. « J'étais blessé au visage et j'étais venu me faire soigner dans cette infirmerie de campagne, installée dans la chapelle du Cloître. Je me souviens encore que Fernande Uzel, de Riantec, m'avait soigné avec le docteur Jean Claude, nommé « Rascasse ». Mon lit était installé contre le mur. Il y avait dix jours que j'étais là quand nous avons été découverts par les Allemands, raconte Marcel Le Pallec. Nous étions une quinzaine de résistants : des agents de liaison, du personnel soignant et de ravitaillement. Il était 4 h du matin, le 24 juillet, je montais la garde. Percevant un bruit suspect, j'avertis le groupe qui a quitté le bâtiment. Jean Bellec m'a aidé à évacuer un malade en civière pour le cacher plus loin dans un fourré. La tuerie a commencé. Jean fut touché et je parvins à m'échapper. »
Le résistant Marcel, dit « Fernandel » avait 20 ans. Il réussit à se cacher dans une ferme au village de Locunehen, où les paysans l'aidèrent à se cacher et à rejoindre ensuite son unité, la 4e compagnie et 5e bataillon à Pluméliau. Aujourd'hui, le comité lance un appel : « Nous voulons retrouver les noms des deux autres survivants de ce massacre », expose Jean-Pierre Fouillé, son président. Ce jeudi 24, le comité et la municipalité fleuriront l'église, à 14 h.
Contact, tél. 02 97 39 71 08 (mairie, demander Anne-Marie Pernel).