Stéphane Pellan, nouvel entraîneur de Lanester
Stéphane Pellan est le nouvel entraîneur du Lanester HB. : Patrick Guigueno
Alors qu'il vient de faire monter Aurillac en D1, Stéphane Pellan, d'origine brestoise, sera le nouvel entraîneur du Lanester HB (N1).
En présentant leur projet de développement, ayant pour objectif la montée en D2 pour 2009, les dirigeants lanestériens avaient annoncé l'engagement d'un entraîneur professionnel, Gaël Baron devenant directeur général. Les affaires n'ont pas traîné, puisque depuis hier, Stéphane Pellan a donné son accord au LHB, pour deux saisons, plus une année en option. Signature qui peut surprendre au premier abord, puisqu'avec son club d'Aurillac, Stéphane Pellan vient tout simplement d'obtenir le droit d'évoluer en D1 la saison prochaine.
« Disons qu'il y a eu un problème de confiance avec mes dirigeants, commente l'intéressé. Après cinq années de résultats en progression constante, je n'aurais plus eu les mains libres au moment de rejoindre l'élite. Je me suis donc dit qu'à 35 ans, c'était peut-être le moment de rebondir sur un nouveau projet. » C'est là qu'est intervenu Guillaume Tiré, le portier des Lanestériens, le chemin des deux hommes s'étant croisé à Cesson-Sévigné. « Le projet du Lanester HB est intéressant et ambitieux, poursuit Stéphane Pellan. Quelque part, on se retrouve un peu dans la même situation qu'à Aurillac. Lorsque l'on jouait devant 300 spectateurs, il y a quelques années, rien ne laissait à penser que nous serions un jour en D1. »
En débarquant en Bretagne, Stéphane Pellan n'arrive pas en terre inconnue. « Pour moi, le handball a commencé à Brest, sous les couleurs du Brest HB, puis de l'Usam (N3), avant de rejoindre Cesson-Sévigné, où je jouais pivot. » Tout cela avant d'entamer une carrière d'entraîneur, notamment à Montélimar, puis donc à Aurillac, qu'il dirigera donc pour les deux dernières journées, avant de s'impliquer totalement dans la vie du Lanester HB. « Je connais déjà une grande partie des joueurs, et il va falloir s'occuper le plus rapidement possible du recrutement. Pour l'instant, je suis dans une phase d'observation. Je ne suis pas venu pour tout chambouler. Mais je suis intimement persuadé, de par mes connaissances du handball breton, qu'il y a un formidable potentiel, qui, pour des raisons diverses, n'est pas suffisamment exploité. »
Ouest-France