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Les faits remontent au 12 avril dernier. Il lui est reproché d'avoir frauduleusement tenté de soustraire un pistolet d'un gendarme, en état alcoolique, et de l'avoir menacé de mort. « Ce soir-là, j'avais bu », reconnaît le prévenu.
« Il y a eu une altercation avec une autre personne, le gendarme est intervenu et, vous voyant alcoolisé, vous a demandé de renverser les bouteilles d'alcool, rend compte le président du tribunal. Vous avez essayé, à une ou deux reprises, de vous emparer de l'arme du gendarme. Et vous avez fait le geste de le menacer de mort après avoir pris l'arme ».
À la barre, le prévenu s'excuse pour les faits et son attitude. Il n'est toutefois pas très disert. Conduite sous l'empire de l'alcool, outrage et dégradation pour des biens de riverains, faits de violence, ivresse publique... « Il commet des faits de plus en plus graves, constate la procureure. Ceux d'aujourd'hui sont constitués, découlent des déclarations des gendarmes et de riverains. On ne doit qu'au dispositif anti-arrachement du pistolet fait qu'il n'ait pu s'emparer de l'arme. » Elle requiert quatre mois de prison ferme.
Témoignages à l'appui, l'avocat de la défense démontre que « ce que des témoins ont vu, ce n'est pas forcément les faits reprochés à mon client. Tous les témoins disent que les faits que les gendarmes décrivent n'ont pas eu lieu. Aucun des témoins ne dit qu'il y ait eu des menaces de mort à l'encontre du gendarme. Vous devez relaxer mon client pour ces faits. Mon client a eu un geste vers cette arme mais il précise que c'était « pour rigoler ». Il n'y a pas de violence particulière, mais un geste idiot de la part de mon client ».
À la barre, la mère du prévenu témoigne. Son fil habite aujourd'hui avec elle, dans les Côtes-d'Armor. « Sa compagnie me fait du bien. Il a énormément changé depuis qu'il est revenu, il n'est plus inactif. Il ne boit pas d'alcool à la maison. Il est occupé, il n'est pas tenté. »
Le tribunal a reconnu le prévenu coupable des faits reprochés mais lui a cependant « accordé une ultime chance » en le condamnant à huit mois de prison avec sursis, une mise à l'épreuve durant deux ans, l'obligation de se soigner, d'avoir une activité professionnelle et l'interdiction de séjourner à Questembert.