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Au cours de la cérémonie du Triomphe aujourd'hui, Gérald Souprayen accueille le public au musée du Souvenir. Trois cent sept ans au service de la patrie : une éducation patriarcale où le dévouement, la patrie, le courage sont des mots qui résonnent de sens. Mais attention l'engagement reste « un choix libre », lance le commandant.
Du brevet à l'école du Louvre
L'attachement à la patrie importe davantage que l'appartenance à un lieu : « J'ai fait neuf garnisons avec mes parents, l'Allemagne, l'Algérie, les Antilles, Djibouti, entre autres. Et personnellement j'ai connu douze mutations en vingt-huit ans », résume Gérald Souprayen. Des mutations qui vont de pair avec une « escalade socioprofessionnelle » : brevet des collèges, bac économique, à son entrée dans l'armée, maîtrise d'histoire, DESS Défense et sécurité, il est aujourd'hui diplômé de l'école du Louvre, et prépare une thèse. « Les études m'ont poursuivi », répète-t-il pour expliquer cette ascension. Mais surtout, c'est une volonté profonde et ancrée de dépassement de soi qui l'entraîne à aller toujours plus loin dans les études. Avec cette donnée essentielle : « L'armée de terre permet la reconnaissance du travail accompli. »
« Jamais je n'imaginais passer de Bac moins trois, à Bac plus dix », confie le commandant Gérald Souprayen. Il est le premier officier à servir Saint-Cyr et à faire le Louvre. En effet il accueille désormais le public au coeur du musée du Souvenir à Saint-Cyr-Coëtquidan, tout en travaillant sur sa thèse. Jamais il n'arrête ! Fier de son parcours, il reste très humble et modeste en insistant sur le fait qu'« on n'est que des passeurs de mémoire ». Et surtout une belle leçon de vie : « On peut toujours se réaliser sans se décourager. »
Anne BOCANDÉ.