Une marée rouge et bleue de 6 000 spectateurs
Une sacrée pub pour le Bagad de Vannes, qui s'est produit devant trois millions de spectateurs.
Le match entre Vannes et Saint-Quentin a attiré de nombreux spectateursen délire de tous les âges. Ambiance dans les tribunes.
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Intervilles, ça commence bien avant la prise d'antenne sur France 3. Il est 20 h 30, et un speaker chauffe déjà le public. Les petits bâtons gonflables aux couleurs de Vannes sont entre toutes les mains, et il faut esquiver pour ne pas les prendre sur le nez lorsqu'ils battent en rythme. Les grands-parents sont venus avec les petits-enfants, maman tape du pied en rythme sur la tribune.
A la sono, « I will survive » succède à la dernière chanson latino à la mode, avant les cornemuses du bagad de Vannes. Une programmation éclectique. Les spectateurs rivalisent d'affiches et de slogans : « La vachette va finir en galette », ou le bien connu « Aller Vannes », avec la faute d'orthographe. Il est 20 h 50, la mayonnaise a bien pris. Le générique de l'émission est lancé dans l'hystérie générale.
Les premiers jeux commencent et les cris se succèdent après chaque chute d'un concurrent, chaque plongeon dans la piscine. « C'est pas drôle, » lâche une petite fille à sa mère quand Vannes perd un point. Les pépés sont également captés par le jeu. Et les 6 000 spectateurs se lèvent à l'unisson lorsque Vannes marque un point. Un enfant, tee-shirt tombant sur les pieds, se met face à la tribune, les bras ouverts, pour recueillir les hourras de la foule. Un autre mime les cornes du taureau avec les doigts, lors de l'entrée de la première vachette.
Entre deux tribunes, une grande vachette gonflable veille sur tout ce beau monde. Elle porte des lunettes à la mode, du rouge à lèvres, et un marcel à rayure rouge et blanche. La vachette passe par tous les états à Intervilles.
Ouest-France