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Le navigateur quiberonnais Jacques Riguidel vous propose d'embarquer le temps d'une visite à bord de son bateau. C'était un vieux rêve d'enfant. Un jour, j'ai eu l'occasion professionnelle et financière de le réaliser. J'ai décidé de me lancer. La préparation du voyage a duré deux ans. C'était le temps qu'il me fallait pour analyser les difficultés que je risquais de rencontrer en mer avec un voilier de 9 m. C'était un bateau de série. Il était donc nécessaire de l'aménager pour en faire une embarcation stable, solide et étanche.
Pour cette aventure, vous avez fait le choix de l'énergie solaire. L'occasion pour vous de véhiculer un message ?
En préparant le projet je me suis rendu compte que mon bateau ne supporterait pas un générateur. La solution de l'énergie solaire s'est donc imposée d'elle-même. C'était un pari osé mais ça a très bien fonctionné. A bord, je n'avais aucun moteur. L'électricité, l'eau, la balise, tout a été conçu à base d'énergie renouvelable. Pour le pilotage automatique, je faisais appel à un régulateur de vitesse qui fonctionnait à partir de la force du vent et de la vitesse du bateau. J'ai toujours été sensible à l'utilisation optimale de l'énergie. C'était donc l'occasion de donner un sens à mon voyage. Tant qu'à réaliser mon rêve, j'ai eu envie qu'il serve d'exemple.
Comment s'est déroulé votre tour du monde ?
En 210 jours, je suis passé par les trois caps. Techniquement et physiquement, je n'ai eu aucuns problèmes. La plus grosse difficulté a été pour moi de faire face à la solitude. Dans ces moments-là, on se rattache à des petites choses pour ne pas craquer. J'ai par exemple été stupéfait par la fidélité des oiseaux en mer du Sud. Ils vous suivent très longtemps, vous tiennent compagnie. Au bout d'un moment, on finit par les reconnaître, on s'y attache. Si je devais ne garder qu'un souvenir, ce serait celui-là. C'est un sacré périple, mais qui mérite d'être vécu. Si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une seconde.
Fort de cette expérience, vous êtes-vous fixé de nouveaux challenges ?
Je souhaite mettre mon tour du monde au service de la promotion des énergies renouvelables, tirer un cri d'alarme pour la sauvegarde de la planète. Outre les différentes conférences que je vais donner, je prévois de sortir un livre et un film sur mon expérience. Pour le moment, je me contente de ces projets. Les envies viendront avec le temps ; il est encore tôt pour les formuler. Je n'ai pas encore pris conscience que j'ai enfin accompli mon rêve.
Pratique. Visite du bateau sur le ponton de la capitainerie aujourd'hui, demain et lundi, de 11 h à 13 h et de 14 h à 18 h. Mardi, retrouvez Jacques Riguidel pour une conférence à 17 h 30 au A l'aise Breizh café.
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