Olivier Poncin, PDG de Poncin yachts, réaffirme qu'il n'a pas d'autres choix, dans ce contexte de crise, que de fermer l'usine de Vannes. Sauf à mettre en péril la marque et les 28 emplois qu'il propose de transférer à Marans. Que dites-vous du mouvement de grève déclenché mardi par les salariés de Kelt ?
Je ne comprends pas ce conflit, mais je peux comprendre la réaction des salariés qui ne s'attendaient pas à la fermeture de leur usine.
Une fois qu'on a dit ça, quelle est la réalité de Kelt aujourd'hui ? Le marché a dévissé de 50 % à 60 % depuis l'année dernière. Bavaria, le plus gros chantier européen, a annoncé, hier, qu'il faisait moins 60 %.
Avec Kelt, nous allons faire 47 % du chiffre d'affaires 2008. L'an passé, on a vendu 311 vedettes. On s'attend à en vendre 135 en 2009. Et je ne vois pas d'indicateur de reprise à court terme.
Comment voulez-vous équilibrer les comptes d'une société quand vous fabriquez 150 bateaux, là où vous en fabriquiez 300 ? Les charges de fonctionnement, ce sont 200 000 € par mois. Je suis dans l'impossibilité de les couvrir.
Je n'ai pas d'autres choix que d'ajuster la production au marché. C'est ce discours que j'ai tenu aux salariés la semaine dernière. Il y a encore 150 bateaux à faire.
J'offre à 28 salariés de rejoindre Marans pour les fabriquer dans de bonnes conditions, dans une usine moderne, robotisée, avec des équipements qui permettent de faire progresser la qualité des White shark. Et à un coût d'exploitation inférieur à celui de Vannes.
Pour dynamiser la gamme, on a voulu faire une vedette de 32 pieds. On n'est pas en capacité technique de la fabriquer à Vannes. Ça n'est ni plus juste, ni plus injuste de fermer l'usine de Vannes. C'est une décision économique qui s'impose à nous.
Dans ce contexte de crise, l'avenir à Marans ne paraît pas assuré aux salariés qui accepteraient de déménager.
Aujourd'hui, qui dans notre profession peut offrir la garantie de l'emploi ? Lors de la précédente crise du nautisme au début des années 90, la production avait chuté de 50 % en 5 ans. Là, c'est en neuf mois ! Et je m'attends à ce que le marché dévisse encore un peu.
Nous ne sommes pas un groupe qui peut se permettre de perdre 200 000 € par mois. En revanche, à Marans, je garantis le meilleur accueil aux salariés qui nous rejoindront.
Si je rapatrie la fabrication à Marans, je suis plus assuré de garantir la viabilité de l'entreprise qu'en maintenant deux sites et des charges multipliées par deux.
Les personnels parlent de transfert de technologie.
Soyons sérieux ! Une coque polyester, c'est une coque polyester ! À Marans, on fabrique des bateaux de 12 m qui réclament une technicité au moins aussi grande.
Je peux trouver du personnel en capacité de construire les vedettes Kelt. On pourrait me taxer de transfert de technologie, si j'avais décidé d'aller les faire fabriquer au Maroc ou en Pologne comme me l'avait proposé un éventuel repreneur.
À propos de reprise de l'entreprise, les salariés vous reprochent de ne pas avoir joué cette carte, alors qu'elle aurait fait, selon eux, moins de casse sociale.
Le personnel se trompe. Nous avons été contactés par des repreneurs à une époque où le marché était normal.
Avec la visibilité du marché actuel, vous imaginez un repreneur prêt à injecter de l'argent dans une boîte qui fabrique moitié moins de bateaux qu'elle n'en produisait ?
C'est un leurre. Moi-même, j'ai investi 8,5 millions d'euros en trois ans pour soutenir Kelt et assainir sa situation.
J'ai eu des propositions, en effet, de gens pas sérieux qui avaient plein de bonnes idées pour Kelt et pas le moindre sou pour l'acheter, encore moins pour garantir sa survie.
J'ai refusé de vendre à des pilleurs de savoir-faire parce que je crois en cette marque. On va faire deux nouveaux modèles. J'ai réservé les salons de Paris, Cannes et La Rochelle.
Quels sont vos contacts avec les personnels en grève ?
Je suis un homme de dialogue. Je leur ai proposé une réunion. Mais ce sont avec les salariés de Kelt que je veux traiter. Il faut arrêter de leurrer les gens. Aujourd'hui, mon groupe veut sauver la marque et la moitié des emplois.
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Ce n'est pas un raz de marée. Le flot socialiste remonte tout de même dans 18 des 30 bureaux vannetais. Et les réserves de voix à gauche, pour le second tour, frôlent les 54 % !
Ouest-France
jeudi 18 mars 23:47 Lorient
jeudi 18 mars 15:37 Vannes
Je suis allé plusieurs fois A noter dans son carnet d'adresses ,décoration surprenante plats...

Une cuisine qui vous donne des envies de voyage... au Portugal bien sûr. Plats parfumés et...

il est plutot stylé et sympa comme restau. Belle assiette, bonne présentation, Raffinée pour le...

trés bon accueil serveurs attentionnés cuisine raffinée avec des entreplats halte gourmande...

On ne s'ennuie pas, bons effets spéciaux. Nous n'avons pas été déçues....
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