Le rectangle vert sourit au FC Istres, actuel quatrième du championnat de National. En coulisses, le club s'est également engagé sur le terrain boursier. Pour l'instant, cela lui réussit. : Jean-François QuinebêcheQu'est-ce qu'un second, ou plutôt un troisième couteau du football hexagonal venait chercher sur le terrain boursier ? Bertrand Benoit, président du directoire du club istréen, détient la réponse : « On s'est tourné vers la bourse pour donner de la valeur à notre société, tout simplement. » Pour gagner des sous, donc. Pas évident pourtant, pour un club relégué de L2 à l'intersaison et écrasé par le prestige de son voisin marseillais, d'avoir la cote sur le marché. « Mais en bourse, quand on part d'en bas, on ne peut que grimper », renchérit astucieusement Benoît.
1 million d'euros dégagé
Les chiffres peinent à donner tort au dirigeant méridional. De 6,80 € l'unité à sa mise en vente sur le marché libre Euronext l'été dernier, chacune des 1,3 million d'actions atteint aujourd'hui la valeur de 32,98 €. Il y a trois mois, Bernard Calvignac et Henry Cremades (2) ont déjà pu lever 1 million d'euro pour commencer à financer deux projets qui leur tiennent à coeur : les constructions d'un complexe immobilier et d'un centre de rééducation pour sportifs dans la région. « Deux activités économiques et immobilières qui vont nous permettre de dégager des fonds et assurer la viabilité financière du club, que les résultats sportifs soient bons ou pas », poursuit Benoit. Actuellement, de nombreux clubs professionnels tentent de relever ce défi déjà largement engagé à l'étranger : développer d'autres mamelles financières que celles du sportif pour assurer la pérennité d'une entreprise, comme devenir propriétaire de son stade, par exemple.
En tout, le FC Istres compte lever près de 3 millions € en bourse cette saison, ce qui le valoriserait à 9 millions €. La souscription est pour le moment ouverte aux investisseurs institutionnels, et non aux particuliers. Istres doit en effet attendre le feu vert de l'AMF (gendarme de la bourse) et sans doute espérer une éventuelle remontée en L2, puis en L1 (c'est le projet du club sur cinq ans), avant de faire recours à l'épargne publique. « Pour cela, conclut Benoit, il faut mener à bien le projet sur le terrain et finir dans les trois premiers du National. » Car, faut-il le rappeler, le football n'est, au départ, qu'un jeu.
Arnaud HUCHET.
(1) La plupart des grands clubs européens sont cotés en bourse, soit près d'une quarantaine au total.
(2) Bernard Calvignac est l'actionnaire majoritaire du club depuis le début de l'année 2007 et le principal instigateur de l'entrée en bourse du FC Istres. Il est également propriétaire de Compulease, une société informatique luxembourgeoise.
Vannes avec Sidibé, sans Makuma. Les deux recrues hivernales du Voc sont enfin qualifiées pour la réception d'Istres. Mais seul Moussa Sidibé a été retenu avec l'équipe première, Makuma étant laissé à la disposition de la réserve. Stéphane Le Mignan a fait appel à 17 joueurs pour constituer son groupe : Revel, Lailler - Barru, Gomba, Reynaud, Talmont, Poletti - Hervé, Lebouc, Auvray, Quintin, Chavas, Diguiny - Sammaritano, Haguy, Le Hénaff, Sidibé.
Les joueurs au repos, hier. Après un début de semaine chargé (deux séances lundi et mardi, puis une mercredi), Stéphane Le Mignan avait décidé de laisser ses joueurs au repos, hier.

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