Football : Vannes OC : Le Vannes OC s'est fait une place dans le paysage breton
Frédéric Sammaritano, ici entouré de Stéphane Auvray, Oumar N'Diaye et Laurent Hervé, se sent coupable envers ses supporteurs qui ont fait le déplacement à Paris. : Daniel Fouray
Finale de la Coupe de la Ligue : Bordeaux - Vannes (4-0). Malgré une fin d'aventure au goût d'inachevé, le Vannes OC a fédéré toute une région derrière son panache blanc.
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Un amuse-gueule qui n'a pas fait marrer grand monde en Bretagne. Une tornade girondine qui a balayé tous les espoirs morbihannais. Voilà à quoi a ressemblé la finale de la Coupe de la Ligue entre Vannetais et Bordelais. De quoi doucher l'enthousiasme des joueurs du Voc, qui voulaient pourtant porter haut les couleurs de la région.
Du coup, les Vannetais se sentaient investis d'un devoir envers le « peuple » gwenn ha du. Et tous ont signalé, dès le coup de sifflet final, leur frustration vis-à-vis des supporters bretons qui avaient fait le déplacement jusqu'au Stade de France.
« Il y avait de quoi avoir honte, surtout quand on sait que nos supporters ont fait sept heures de bus pour nous encourager. 4-0, c'est lourd et pourtant cela aurait pu être pire », soulignait un Frédéric Sammaritano sous le choc. Jérôme Lebouc parlait lui carrément d'un « sentiment de culpabilité par rapport au public breton. »
Patrick Leugueun, le plus bordelaisdes Vannetais (il est originaire de Gironde) était au diapason : « J'ai de l'amertume pour tous les Bretons qui ont fait le déplacement, bouger une ville comme ça, je ne pense pas que Lorient avait été capable de le faire. »
Pourtant, dans ce portrait bien sombre de la finale vannetaise, quelques signes forts n'ont pas manqué de montrer le nouveau statut du Voc au sein du foot breton. Le plus bel hommage venant sans doute de Yoann Gourcuff, le Bordelais venant présenter la coupe au kop vannetais, de longs instants, après la remise du trophée. « C'était pour leur faire un petit coucou. Ça m'a fait plaisir de voir tous ces Bretons au Stade de France, c'était sympa », se félicitait le meneur de jeu des Bleus et de Bordeaux.
Sympa, comme l'accueil réservé aux hommes de Stéphane Le Mignan hier après-midi à la gare de Vannes. Une haie d'honneur les attendait, joueurs et staff se faufilant entre les drapeaux et sous les bravos de leurs supporteurs. Direction ensuite le centre-ville où les joueurs du Voc ont remonté la rue Thiers, menant du port à la mairie où était organisée une réception officielle.
Vannes n'a pas gagné sa finale mais a conquis les coeurs de milliers de supporters au gré de cette épopée en Coupe de la Ligue. Des supporteurs qui, s'ils fréquentent désormais plus nombreux le stade de La Rabine, permettront de susciter un réel engouement autour de ce club et dans une ville qui a vécu, pour la première fois de son histoire, la fièvre d'un samedi soir au Stade de France.
La Bretagne du football professionnel peut être fière de son petit dernier. Pour un trophée, elle attendra. Deux semaines seulement et la finale de la Coupe de France entre Rennes et Guingamp. Pour une victoire en rouge et noir.
Frédéric HERVÉ.
Ouest-France
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